Carte Kidal1

La Région de Kidal, la moins peuplée des 8 régions du Mali retient les plus grandes attentions et est la plus médiatisée aujourd’hui. Il est inadmissible que de voir les pratiques les plus libertines de la république dans une région ou les populations n’adhèrent pas aux pratiques des groupes rebelles qui prétendent se battre pour elles.

Finalement, la question principale que l’on se pose est de savoir à qui profite cette anarchie qui n’a que trop duré. Les actions des différents acteurs en jeu sont les plus complexes aux yeux du malien lambda :

  • l’Etat qui fait des concessions inadmissibles au profit de groupes rebelles sourds et immuables,
  • la France qui s’attribue les prérogatives de l’Etat central souverain du Mali,
  • les groupes rebelles méprisant l’Etat qui ne sont pas orientés vers la gestion des vrais problèmes de leurs communautés,
  • les chefs de tribus qui simulent leur appartenance à un Etat contre qui ils coopèrent avec les groupes armés.

Voici autant de pratiques et de comportements qui ne trouvent pas d’explications rationnelles à l’analyse du pauvre citoyen malien dont les impôts contribuent à entretenir des groupes rebelles qui mènent des rapines contre lui.

Serait-il opportun de dire que tout ce jeu complexe est l’introduction à la fameuse question d’exploitation très prochaine des matières premières déjà identifiés (pétroleuraniumcuivrepierres précieuses, etc.)?

La découverte de richesses minières est-elle synonyme de malédiction ?

Si chacun pouvait décliner  objectivement et clairement ses ambitions dans cette situation, le premier gouvernement d’IBK pourrait s’occuper des vrais problèmes de développement pour lesquels il a été installé.

Le malaise n’existe pas qu’au seul nord et en plus il n’est pas plus criard au nord qu’au sud. Les partenaires du Mali et les populations du sud trouveront plus de visibilité et d’objectivité dans les actions de ce premier gouvernement s’il s’attèle aussi et surtout à la gestion du mal développement du reste du pays qui consent des efforts énormes pour la cohésion réelle et la survie de l’Etat.